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2015-04-17

Historique

Deux histoires distinctes pour un destin commun
« Je lègue aux pauvres de la commune généralement  tous mes biens et veux que dans ma maison sise à Gézaincourt soit construit un hospice et maison de travail pour les pauvres valides et invalides »
Nicolas-ROUSSEL (1769 - 1860)
Ainsi commence, avec le langage de l’époque, l’histoire de l’établissement de Gézaincourt. Après des travaux de réfection, 22 adultes âgés et malades sont accueillis par les sœurs de la Charité de St Vincent de Paul entrées dans les lieux. La devise en latin gravée en façade « Vestimentis tuis nudos tege » que nous  traduirons librement par« Habille celui qui est nu » reflète la vocation d’assistance de ces institutions dénommées « Hospices ». Cent ans plus tard, la Direction des Affaires Sanitaires et Sociales confie à l’établissement, conformément à sa vocation initiale, des jeunes pupilles en difficulté de placement nourricier. La législation évoluant, celle-ci demande alors que soit ajustée la population accueillie, et que soit créé un « Institut Médico Professionnel et un Centre d’Aide par le Travail (IMP-CAT) pour 90 adolescents et jeunes adultes de sexe masculin. Dans les années 80, les locaux sont réhabilités et dix ans plus tard, un nouveau bâtiment de 33 chambres individuelles est construit. Entre temps, l’agrément de l’établissement est réajusté en Centre d’Aide par le Travail pour 100 travailleurs et un  foyer d’hébergement de 60 résidents.
   
Georges-COUTHON (1755 – 1794)
A Amiens, dans les années 60-70, la municipalité de l’époque donne le nom de Georges-Couthon à l’établissement. Au-delà du révolutionnaire que Georges-Couthon a été avec ses compagnons, et à l’initiative de « la grande terreur », nous retiendrons de lui l’image d’un homme affable, ayant perdu l’usage des ses deux jambes et se déplaçant en chaise roulante ou à dos d’homme. Avocat de renom, il défendait gratuitement les plus pauvres de ses clients. Mais avant que l’établissement ne porte son nom, situons nous dans ses origines. C’est en 1954, au lendemain de la seconde guerre mondiale, que le Bureau d’Aide Sociale de la ville d’Amiens créait un atelier en ville pour accueillir et donner des activités dont certaines à caractères professionnels aux personnes handicapées (au sens large d’alors).Compte tenu des besoins grandissants, principalement en demande d’accueil, les locaux se sont avérés rapidement trop exigus au point qu’il fallut les agrandir, ce qui fut fait en 1969. Face à cette population peu autonome et grâce aux évolutions législatives à destination de ces publics, la Direction des Affaires Sanitaires et Sociales propose, alors, la candidature de la Ville d’Amiens pour l’implantation, en 1971, d’un établissement de travail protégé toujours géré par le Bureau d’Aide Sociale.
C’est en 1974, sur un terrain offert par la ville d’AMIENS, rue Pierre Rollin, que le Centre d’Aide par le Travail d’une capacité de 120 places est édifié avec un foyer d’hébergement de 60 places  jouxtant les ateliers.
Pour répondre aux jeunes d’IME ayant atteint l’âge limite et en l’absence de places disponibles en C.A.T, la Direction des Affaires Sanitaires et Sociales suscite en 1992 la création d’un Atelier Protégé employant 20 salariés, effectif qui fut progressivement porté à plus de 40 salariés en 2009. C’est également dans les années 90 que le premier directeur d’établissement public est nommé, au sein de l’établissement. Service non personnalisé du CCAS, ce dernier était placé sous l’autorité directe des cadres de la Ville d’Amiens.
En 1999, la ville d’Amiens recrute et missionne le second directeur pour :
- Transformer le statut de l’établissement, service non personnalisé, en établissement « public autonome » (personnalisation de l’établissement).
- Désenclaver et moderniser l’établissement de la rue Pierre Rollin, vétuste et saturé, car agréé entre temps pour recevoir 180 travailleurs.
- Positionner la personne en situation de handicap au cœur du projet d’accompagnement pour le faire accéder, autant que possible, aux dispositifs de droit commun, avec une attention toute particulière portée aux personnes en perte de capacités. En droite ligne de la « feuille de route » assignée, le 1er juillet 2002, l’EPSo acquiert sa propre personnalité juridique, celle d’Etablissement Public Social (EPSo) communal,  sous l’enseigne : « EPSo Georges-Couthon » et de nouveaux ateliers  sont construits en 2005 et implantés dans la zone commerciale de la « vallée des Vignes ».
 
Des points communs dans l’évolution simultanée des EPSo d’AMIENS et de GEZAINCOURT
Fin des années 90, alors que la loi rénovant l’action sociale et médico-sociale est sur le point d’être votée, les deux établissements anticipant les réponses à venir, engagent  parallèlement une démarche de diversification des réponses en matière d’hébergement. L’établissement Nicolas-Roussel fait l’acquisition de logements à proximité de l’établissement et à Doullens. Dans le même temps, l’établissement Georges-Couthon opte pour la location d’appartements et de pavillons en ville. S’affichait ainsi la volonté commune d’inscrire la personne en situation de handicap au cœur de la cité dans un contexte rural pour Gézaincourt, un contexte urbain pour Amiens. Alors que les projets de ces deux établissements publics se sont développés de part et d’autre, avec leurs directeurs respectifs, et suite au départ en retraite de celui de Gézaincourt, la Direction des Affaires Sanitaires et Sociales, conformément aux impulsions nationales de regroupement et de  mutualisation  des moyens, demande en 2006 au Directeur de l’EPSo Georges-Couthon d’opérer le rapprochement des deux établissements sous la forme juridique qui apparaitrait la plus souhaitable. Commence alors un travail transitoire en commun d’échanges et d’évaluation des pratiques, de mise en place progressive d’une nouvelle organisation…Le cadre de ce partenariat est formalisé par la mise en place d’une convention de gestion commune.
Deux ans plus tard : le 1er janvier 2008 les deux établissements publics fusionnent. L’Etablissement Public Social et Médico-Social Intercommunal (en sigle EPSoMS) Georges-Couthon et Nicolas-Roussel est créé.
De ces deux histoires distinctes se profilait déjà ce qui allait devenir une destinée commune autour de convictions fortes et partagées avec des valeurs telles que l’égalité, l’accessibilité et le sens du service qui sont des valeurs inscrites dans les histoires d’Amiens et de Gézaincourt. A  l’instar des deux personnages emblématiques dont les établissements portent encore le nom. C’est ainsi que, riche de son histoire et de son passé, ce nouvel établissement peut aujourd’hui, affirmer comme socle de projet, des convictions communes qui le propulseront vers l’avenir !    
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